Parcours d'Alumni : Audrey HAC, diplômée de HELMo Sainte-Croix

28 fév. 2018

Audrey HAC est liégeoise d’origine et habite actuellement Flémalle. Diplômée de HELMo Ste-Croix en Mathématiques et en Sciences Humaines en 2008 et 2010, elle est aussi maman de 2 filles de 2 ans 1/2 et 5 ans ½. Quand elle ne parle pas pédagogie, Audrey apprécie les balades à cheval et les soirées Boogie que son mari anime trop rarement.  

La phrase qui l’a fait avancer pour le moment, elle la doit à Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait ».  Justement, Audrey est passionnée par son métier d’enseignante. Convaincue qu’on peut enseigner différemment, avec quelques collègues aussi déterminés qu’elle, elle prépare l’ouverture d’une nouvelle école secondaire à Liège : La Cité, école vivante. 

Focus sur son parcours… 
En sortant de secondaire, Audrey se cherche. Comme elle est douée en mathématiques et qu’elle souhaite enseigner aux classes du secondaire supérieur, elle entame des études de Mathématiques à l’ULiège. Mais l’aspect pédagogique du métier l’attire plus que les maths en elles-mêmes et elle décide de bifurquer l’année suivante vers un régendat à HELMo Sainte-Croix. Là, elle trouve plus de cours de pédagogie dès le début de son cursus et les maths sont plus à sa portée. Durant sa dernière année de régendat, Audrey part en stage à Chicoutimi (Canada) où elle pratique la transdisciplinarité. Elle réalise son TFE sur ce thème. Elle découvre aussi les cours de citoyenneté. C’est une révélation. La pédagogie l’intéresse de plus en plus et elle sait que la section Sciences humaines de Sainte-Croix aborde cet axe en particulier dans le cadre du projet « Tenter Plus ». Elle décide donc de poursuivre ses études en Sciences humaines. La pédagogie institutionnelle qui est dispensée la marque définitivement. C’est le point de départ pour elle d’une autre vision de l’enseignement.


Engagée au Lycée Saint-Jacques avant la fin de son second diplôme, Audrey enseigne en parallèle les maths et les sciences humaines dans les mêmes classes. Cela lui permet de mettre en place certains aspects de cette pédagogie avec ses classes.

En 2013, après un projet au sein du Lycée, avorté prématurément car il rencontre trop d’oppositions au sein de l’école, elle part en 'Erasmus prof’ durant 2 semaines avec une dizaine d’autres enseignants. Elle découvre le fonctionnement d’écoles alternatives comme le Collège expérimental Freinet de la Ciotat, des écoles à Paris et finalement le Collège-Lycée  Expérimental « Clé » en Normandie qui inspire le groupe. Après une tentative pour convaincre leur PO de tenter l’expérience, le groupe constitué des 4 initiateurs du projet actuel décident de s’accrocher à leur idée et d’y croire… L’idée latente qu’ils ont en tête depuis de nombreuses années doit « sortir du bois » !
Depuis décembre 2016, ils se retrouvent régulièrement autour du projet mais se rendent compte que pour y parvenir, il faut convaincre.

Sortir de leur bulle…
En juin 2017, ils annoncent à leur directrice leur souhait. Elle les soutient dans leur idée. Dans la foulée ils créent une page Facebook et présentent leur projet dans le milieu.


Deux apéros « La Cité, école vivante » (nom de leur futur école) ont eu lieu dans des lieux culturels. Le prochain apéro est  programmé au 23 avril prochain dès 20h au Kultura (13 rue Roture à Liège). Ceux qui se sentent concernés par la question y sont les bienvenus. L’objectif est de faire connaître leur concept, d’échanger, de partager les points de vue avec les parents, les travailleurs du milieu de l’enseignement, les enfants. La dimension citoyenne et participative reste primordiale pour l’équipe.  

Et maintenant ?
Jusque-là taxés d’utopistes par certains de leur collègue, il semblerait bien que le projet des 4 complices se concrétise. L’équipe, renforcée par d’autres enseignants convaincus, est soutenue par l’U Liège, la Ville de Liège et la Ministre de l’enseignement Marie-Martine Schyns. Il reste à trouver un bâtiment qui pourrait accueillir La Cité, école vivante (A bon entendeur…). Ensuite il ne faudrait pas attendre plus d’un an et demi pour voir naître une école alternative dans notre Cité ardente.

A suivre…

 

 

 

 

 


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